Passer du mazout au gaz afin d’être paré pour l’avenir ? Inutile !

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passer du mazout au gaz

Vous avez des doutes sur l’avenir de votre installation au mazout, et vous envisagez de passer du mazout au gaz ? Ne vous inquiétez pas : le mazout est et reste une bonne idée. Nous vous expliquons tout dans cet article ! Découvrez pourquoi vous pouvez continuer de vous chauffer au mazout et quelles sont vos options pour rendre votre système de chauffage plus durable, aujourd’hui (en le combinant avec une source d’énergie renouvelable) et demain (grâce aux combustibles pauvres en carbone largement utilisés dans des projets-pilotes).

Mazout ou gaz : qui produit le moins d’émissions ?

Le mazout a beaucoup évolué. Sa composition, par exemple, ne cesse de gagner en qualité. Le mazout d’aujourd’hui est pauvre au soufre, raison pour laquelle son empreinte carbone actuelle est beaucoup plus faible qu’il y a quelques décennies. En considérant le cycle de vie complet de ce combustible (de l’exploitation à la combustion finale), les installations de chauffage au mazout émettent même moins de gaz à effet de serre que leurs homologues au gaz naturel. Le bureau d’études indépendant RDC Environment a calculé que l’effet sur le climat du chauffage au gaz naturel, mesuré sur une période de vingt ans, est supérieur de 22 % à celui d’une installation au mazout. Bref, si vous envisagez de passer du mazout au gaz naturel pour faire plaisir à la planète, nous devons vous décevoir.

Chaudières au mazout : efficacité et combinaisons hybrides

Votre chaudière au mazout a plus de vingt ans ? Dans ce cas, n’hésitez pas à la remplacer. Mais quelle est alors la meilleure solution de chauffage ? Selon une étude comparative réalisée par un bureau indépendant, une chaudière à condensation au mazout de label A est l’option la plus économe. Cet appareil vous permettra de réduire de 30 % votre consommation (et facture) d’énergie et vos émissions de CO2. Ne croyez donc pas ceux qui affirment qu’une installation au gaz est plus efficace ou moins chère. Vous cherchez la solution la plus écologique et avantageuse à la fois ? Le même bureau d’études vous propose une combinaison entre un chauffe-eau solaire et une nouvelle chaudière à condensation au mazout. Avec ce choix durable, vous réaliserez jusqu’à 40 % d’économies d’énergie et d’émissions de CO2.

Des combustibles pauvres en carbone dans votre installation au mazout

Vous pouvez aussi modifier votre installation au mazout afin de réduire encore plus votre empreinte carbone. Pensez d’une part aux combinaisons hybrides avec l’énergie solaire et l’énergie produite par une pompe à chaleur : dans ces cas de figure, vous utilisez le mazout en « plan B ». D’autre part, votre installation au mazout est compatible (sans modifications notables) avec les nouveaux combustibles liquides pauvres en carbone, qui sont aujourd’hui en plein essor. À savoir :

  • les combustibles Power-to-Liquid ou e-fuels, produits notamment à partir de CO2 extrait de l’air ;
  • le HVO, composé à base d’huiles végétales et de déchets et graisses issus de l’industrie piscicole et des abattoirs ;
  • l’EMAG, également créé à partir d’huiles animales et végétales recyclées ;
  • les combustibles Biomass-to-Liquid, à base de biomasse (déchets végétaux, algues, pulpe de bois).

Étant donné que ces nouveaux combustibles liquides peuvent aussi se mélanger au mazout pour chauffer des logements, ils jouent un rôle majeur dans la transition énergétique.

Une vision plus large sur l’avenir ?

Envie d’en savoir plus sur les combustibles pauvres en carbone qui succéderont d’ici peu à notre mazout familier ? Téléchargez notre guide pratique et gratuit et éclairez votre lanterne !

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